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Description

Un des mots les plus employés par les futures recrues de l’armée est sivoug bithoni, soit accès sécuritaire en français, qui révèle le niveau de sensibilité de l’information à laquelle vous serez autorisé à accéder.

L’accès sécuritaire est fixé à la suite d’une enquête, et est une étape obligatoire dans la sélection, pour de nombreux postes « secrets » au sein de l’armée. Une note inférieure à la note requise pour l’accès sécuritaire à un poste particulier peut vous éliminer des sélections, c’est pourquoi il faut connaître son fonctionnement en amont.

Le département de sécurité de l’information de Tsahal appartient à la section des renseignements et est tenu d’empêcher la divulgation d’informations secrètes à des entités extérieures ou ennemies.

L’exposition des informations secrètes à des organismes extérieurs pourrait porter atteinte à la sécurité de l’armée ou même du pays selon son niveau de sensibilité ; c’est pourquoi les candidats à ce genre de postes doivent être soumis à une enquête sécuritaire complète et approfondie. La divulgation d’informations secrètes est sévèrement punie.

Les informations militaires sont organisées selon plusieurs niveaux de confidentialité : information non classée, cachée au public, information limitée, protégée, secrète, et enfin absolument secrète.

Quand ?

La majorité des israéliens effectuent les enquêtes de sécurité avant le ‎commencement de leurs services militaires. Cependant il est tout à fait ‎possible de le faire pendant le service militaire. Voici différents cas ‎possibles :  ‎

  • La recrue s’engage à Mihva Alon et donc dépend de la ‎formation qu’elle reçoit là-bas. Elle peut être affectée par la suite ‎dans une unité et être mise en attente d’une enquête de sécurité ‎‎(si nécessaire).‎

  • La recrue s’engage directement dans une unité, mais est mise en ‎attente. Elle aura le poste indiqué sans avoir accès à certaines ‎informations. Par la suite elle participera à l’enquête de sécurité ‎et dès que celle-ci sera complétée, elle recevra les autorisations ‎nécessaires.‎

  • La recrue à fait une demande de changement d’unité qui a été acceptée. Cependant, elle a besoin de passer une enquête de sécurité et donc elle est mise en attente dans la base en attendant de faire l’examen. 

Déroulement  de l’habilitation

La durée de l’entretien est influencée par différents facteurs, mais prend en général quelques heures. L’équipe qui interroge est sélectionnée, professionnelle et sa confidentialité est de confiance.

Le processus peut durer de quelques jours à plusieurs semaines, selon l’habilitation demandée. À la fin du processus, le candidat recevra une réponse positive ou négative. Il est possible de faire appel à la décision dans un temps limité. Si le candidat a reçu l’habilitation de sécurité nécessaire et a reçu les notes (tsav rishon et entretiens) requises pour le poste, il pourra continuer les étapes suivantes relatives à ce poste.

Une note est donnée à chaque candidat suite à son enquête sécuritaire (de 1 à 6): plus le chiffre est bas, plus l’accès à des informations classées augmente.

L’enquête sécuritaire n’est pas obligatoire et chacun est libre de l’effectuer ou pas, mais afin d’atteindre certains postes il est nécessaire de l’effectuer.

Étape 1-questionnaire écrit

Après avoir signé un accord pour renoncer au secret de l’information personnelle et au secret médical, une enquête sera menée par les organismes gouvernementaux.

Cette première étape du questionnaire écrit est une sorte de CV que chaque candidat doit remplir. Il faut remplir ce questionnaire en amont et lui consacrer beaucoup de temps et d’intérêt, car il est long et fastidieux, s’intéressant aux moindres détails. Il comprend des questions concernant la situation médicale, psychologique, les proches de la famille, les amis, les hobbies, les événements passés, les projets futurs, la situation économique, familiale, les voyages à l’étranger, les relations avec l’étranger, le travail actuel, etc.

L’interrogateur peut ralentir la procédure pour vous poser des questions qui lui semblent justes pour compléter le dossier du candidat.

Étape 2-entretien

L’entretien est réalisé par des employés du Shabak (service de sécurité intérieur) en collaboration avec le département des renseignements de Tsahal. Le but de cet entretien est de vérifier le passé des candidats du point de vue sécuritaire seulement. En d’autres mots, chaque candidat passe un entretien qui vérifie sa compatibilité professionnelle, sans lien direct avec le poste pour lequel il se présente. 

Cette étape est uniforme et semblable pour chaque candidat, quel que soit son âge, sexe ou pays d’origine. Les personnes qui l’interrogent s’intéressent aux questions auxquelles il a répondu par écrit, mais peuvent aussi poser d’autres questions sur d’autres sujets.

À la suite de l’entretien, selon les besoins de l’armée et l’avis des interrogateurs, le candidat poursuivra les sélections (visite médicale / psychologique). Au besoin, ils peuvent contacter les personnes mentionnées dans le questionnaire (amis, profs…)

Conseils du staff de Tsahal Connection

L’enquête dépend de nombreux facteurs, et il n’est pas possible de garantir une réussite à 100%. En revanche, il existe plusieurs outils qui peuvent aider : il faut s’armer de patience et pendant l’entretien, rester calme face à toute situation, et évidemment répondre honnêtement.

Il ne faut pas avoir peur de partager avec un interrogateur sur tous les sujets abordés pendant l’entretien, le but principal étant que le candidat obtienne la note d’accès adaptée pour continuer sa route au sein de Tsahal.

L’équipe est autorisée à compléter le dossier du candidat dans les moindres détails et elle y est formée ; et quand elle cherchera à le connaître personnellement, il augmentera ses chances de réussir l’enquête, et d’ouvrir les portes à des postes intéressants et uniques au sein de Tsahal.

F.A.Q

Généralement, les raisons d’un échec à l’entretien sont le niveau d’hébreu ou une réponse que l’armée n’a pas aimé. Les entretiens de sécurité ne sont pas faits pour mettre la pression au candidat, mais pour jauger et vérifier la fiabilité du soldat. Un soldat qui chute à cause de son niveau d’hébreu peut exceptionnellement demander une autorisation de faire l’entretien une seconde fois. S’il n’a pas la possibilité de le repasser, le soldat pourra rester dans l’unité, mais sans les autorisations ou alors être affecté à une autre unité.

La durée de l’enquête peut durer jusqu’à six mois ou même plus dans certains cas. Il n’existe pas de moyen de faire pression, car la branche des renseignements traite ces dossiers cas par cas et de nombreuses vérifications sont effectuées. Il faut s’armer de patience et rester coopératif avec l’armée et ses besoins.

En effet l’unité Magav possède un profil de sécurité, c’est la raison pour laquelle les participants au programme Mahal n’ont pas accès à cette unité.

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